Lundi 2 juillet 2007
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15:20
Comme pour la réception d’une émission radio, il faut une certaine sensibilité pour recevoir le signal. Tout le monde ne
s’émeut pas aux mêmes spectacles. Parce qu’il y a la culture, l’éducation, les associations d’idées propres à l’histoire de chacun, certaines photos touchent … ou ne touchent pas.
Cependant, on sait de longue date comment le regard se promène sur l’image, comment l’œil est attiré par un point
particulier de la toile, parce que bloqué d’un coté, ou rejeté de l’autre. Tout cela a été formalisé et constitue un code de composition qui permet de transmettre, au mieux, ce qu’on a ressenti
à la prise de vue. Certains peuvent dire qu’ils ne sont pas d’accord, on ne leur demandera pas leur avis : personne ne sera touché par leurs images, même si le sujet a un intérêt.
Inversement, un sujet banal, présenté harmonieusement, avec des tons qui flattent l’œil, peut subjuguer des spectateurs attentifs et transmettre l’émotion du photographe.
L’expérience, ajoutée à quelques rudiments de composition, et à une sensibilité suffisante permet de sentir qu’un
personnage dont le regard s’échappe au loin est libre alors que celui dont les yeux rencontrent le bord de l’image est en prison. Sa position dans le cadre est aussi un message.
La page qui suit, vestige des années cinquantes, résume les différentes compositions types. On peut toujours trouver
d’autres façons de placer ses sujets - par exemple le travail à la très courte focale ou au long télé change la donne - mais celles-ci sont sûres et bien entendu toujours valables : le
numérique n’a pas changé les canons de l’esthétique.
Par PierJean Pix
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