Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /Juin /2007 15:15
Vous avez déjà fait de la randonnée ? En groupe ? Alors vous savez qu’il y a ceux qui foncent, usent leurs forces et vous engueulent parce que vous traînez, et il y a ceux qui s’assoient dans l’herbe, regardant les papillons, tandis que la nuit tombe. Et vous, vous êtes là, entre les deux, voulant bien apprendre la performance, mais appréciant aussi la décontraction. Comme quoi on est bien tous uniques et tous pareils : difficile de trouver des confrères qui apprécient la même chose au même moment que nous...
En Photographie, c’est pareil. Il y a les accros du Leica, qui passent leur temps dans des Chambres Noires, et il y a ceux qui ne jurent que par Photoshop, rajoutant du vert et du violet dans des couchers de soleil pris avec des téléphones portables et trouvent ça très beau, se congratulant entre eux.
En Musique, il y a Mozart et la Technoparade. Aucune communication n’est possible entre les Teufeurs et la Petite Musique de Nuit. La Culture ou l’Inculture ?
La Culture ou l’Inculture sont dans la photographie aujourd’hui, ou n’importe qui s’improvise photographe dés qu’il clique sur son bouton ou sa souris. Les plus grands artistes photographes savent que seul l’œil compte, qu’il existe une connaissance, technique, de composition, des outils modernes, mais que par dessus tout il y a un don, que sur 10 000 photos faites il y en a 1000 exploitables, 100 bonnes et moins de 10 exceptionnelles. Des grands photographes, on ne retient que 10 ou 20 photos, publiées et exposées. Celles là, elles transmettent un sentiment, une sensation, une impression, elles sont vivantes. La photo d’une chaise peinte en rouge sur un fond de ciel bleu azur « photoshop » n’apporte rien à personne, sauf à un fabricant de toile cirée qui pourrait en faire un motif répétitif. Qu’une photo soit nette et bien exposée, c’est la moindre des choses. Ça n’en fait pas un chef d’œuvre.
L’objectif (goal, not lens !) du photographe reste de transmettre l’impression qu’il a eu à la prise de vue sans qu’il soit besoin d’un mot. Ça, c’est une photo réussie.
Si j’ai réussi des photos ? En 50 années de pratique, j’en ai fait beaucoup, quelques unes réussies et moins de cent qui sortent du lot. La meilleure ? Elle est à venir.
Par PierJean Pix
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 15:20
Comme pour la réception d’une émission radio, il faut une certaine sensibilité pour recevoir le signal. Tout le monde ne s’émeut pas aux mêmes spectacles. Parce qu’il y a la culture, l’éducation, les associations d’idées propres à l’histoire de chacun, certaines photos touchent … ou ne touchent pas.
Cependant, on sait de longue date comment le regard se promène sur l’image, comment l’œil est attiré par un point particulier de la toile, parce que bloqué d’un coté, ou rejeté de l’autre. Tout cela a été formalisé et constitue un code de composition qui permet de transmettre, au mieux, ce qu’on a ressenti à la prise de vue. Certains peuvent dire qu’ils ne sont pas d’accord, on ne leur demandera pas leur avis : personne ne sera touché par leurs images, même si le sujet a un intérêt. Inversement, un sujet banal, présenté harmonieusement, avec des tons qui flattent l’œil, peut subjuguer des spectateurs attentifs et transmettre l’émotion du photographe.
L’expérience, ajoutée à quelques rudiments de composition, et à une sensibilité suffisante permet de sentir qu’un personnage dont le regard s’échappe au loin est libre alors que celui dont les yeux rencontrent le bord de l’image est en prison. Sa position dans le cadre est aussi un message.
La page qui suit, vestige des années cinquantes, résume les différentes compositions types. On peut toujours trouver d’autres façons de placer ses sujets - par exemple le travail à la très courte focale ou au long télé change la donne - mais celles-ci sont sûres et bien entendu toujours valables : le numérique n’a pas changé les canons de l’esthétique.
  

Composition-2a.jpg  

Par PierJean Pix
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 15:12
Focale : la distance focale est la caractéristique de base de tout objectif. Généralement notée sur le périmètre de la lentille frontale, elle représente la distance entre le plan film (ou plan image) et le centre optique de l’objectif, lorsque la mise au point est faite sur l’infini. Lorsque l’objet se rapproche, la MaP éloigne l’optique du plan film pour maintenir la netteté, jusqu ‘en macrophotographie ou la distance film/centre optique peut égaler ou dépasser la distance centre optique/objet. Lorsque ces deux distances s’égalisent, elles parviennent au double de la focale, et le rapport de grandissement 1 :1 est atteint. Au-delà, d’autres problèmes spécifiques se posent. Aujourd’hui, certains zooms très complexes effectuent la mise au point par translation de plusieurs groupes de lentilles et la MaP est dite « interne ». Vu de l’extérieur, rien ne bouge, mais le principe est conservé. La focale est dite « standard » lorsqu’elle correspond à la diagonale du format, « courte ou grand angle » en dessous, « longue ou téléobjectif » au dessus. 
Hyperfocale : Certaines photos d’actions, et pas seulement en chute libre, nécessitent de déconnecter l’autofocus, celui-ci moulinant sur le ciel à la moindre sortie de champ et empêchant la prise de vue. Si la focale utilisée est courte, la mise au point se fait à l’avance, à une distance qui permet d’avoir le sujet et son environnement arrière nets, pour un diaph’ défini (exposition en « priorité à l’ouverture » ou manuelle). Cette distance dépend de la focale et du diaphragme utilisé et se calcule facilement, c’est l’ Hyperfocale.
Pour un objectif donné, à un diaphragme donné, mise au point calée sur l’infini, l’image est nette de l’infini à une distance H. Si on repère cette première zone de netteté et que l’on fasse une nouvelle mise au point sur cette distance H, l’image sera alors nette de la ½ distance H à l’infini. On dit que la mise au point a été faite sur l’Hyperfocale et tout ce qui passera dans la zone, entre H /2 et l’infini sera net.
 
H = F2 / D x CdC   (Toutes unités en millimètres)
 
H : Distance Hyperfocale.
F : focale de l’objectif.
D : diaphragme affiché.
CdC : cercle de confusion (0,036 pour film 135, 0,06 pour 120/220, 0,02 pour APS-C)
Par PierJean Pix
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 20:33
Hyperfocale-2.jpg
       L’œil d’abord
 : L’acuité visuelle humaine, généralement admise comme référentiel, est de 1 minute d’angle, c'est-à-dire qu’un objet dont l’image nous parviendrait sous un angle inférieur à 1/60 de degré nous serait invisible. Pour être vu à une distance de un mètre, la hauteur réelle de l’objet doit être supérieure ou égale à 3/10 mm.
Une image formée sur un film, ou sur un capteur, est destinée à être agrandie. Le format 24x36 (mm) pour un tirage 24x36 (cm), est agrandi de 10 fois et un format APS-C de 16 fois pour le même tirage. Par convention, depuis des décennies, on admet que le cercle de confusion, dans le calcul de H, pour du film 135, est de 0,036 ou plus souvent 0,03 mm, ce qui standardise la limite d’observation d’un agrandissement de 24x36 cm, à une distance d’un mètre (ou de 48 x 72 cm à 2 mètres). La notion de Cercle de Confusion est cohérente avec l’acuité visuelle standard d’une minute d’angle.
CdC : De 0,036 pour du film 135, le Cercle de Confusion passe à 0,06 pour du format 120/220. Le CdC choisi varie avec le besoin de netteté lié au rapport d’agrandissement, avec la qualité de l’émulsion (grain fin ou pas) ou le type d’image. Avec le numérique, d’autres facteurs interviennent, venant troubler la règle, notamment la taille des pixels et la qualité du capteur. Mais la formule reste applicable si on définit le CdC voisin de 0,2 pour un capteur 15x22  et 0,3 pour un capteur 24x36.
PdC : Les focales fixes utilisées en argentique possèdent généralement une échelle de profondeur de champ qui permet de se caler sur l’hyperfocale. L’avènement des zooms et du numérique, alliés au « tout-auto » a fait disparaître cet accessoire très pratique. Il convient donc, aujourd’hui, de faire ses calculs auparavant, de prendre des repères, quitte à déposer sur le fût de l’objectif, près de la bague de MaP, de minuscules points de peinture, uniquement valables pour une focale, pour un diaphragme et pour un capteur. Car le même objectif, passant d’un argentique 24x36 à un numérique 15x22 voit sa PdC réduite et son hyperfocale éloignée ... cercle de confusion variable oblige.
Par PierJean Pix
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 20:37

Hyperfocale-pdc.jpg

       Sur l’échelle de profondeur de champ d’un 21 mm(pour 24x36), on retrouve bien, pour F : 8, la MaP sur 1,83 m qui conduit à une zone de netteté de 0,90 m à l’infini. La zone de netteté est comprise entre les deux repères « 8 » sur la bague chromée. On place l’infini sur le repère de droite et on lit, en face du repère de gauche, la distance nette la plus proche.
 
Hyperfocales d’objectifs utilisés en 24x36 argentique ou numérique H = F2 / D x 0,03 
 
F = 17 mm
F = 21 mm
F = 24 mm
F = 28 mm
Diaph.
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
3,5
2,75
1,37
4,20
2,10
5,48
2,74
7,46
3,73
4
2,40
1,20
3,67
1,83
4,80
2,40
6,52
3,26
5,6
1,72
0,86
2,62
1,30
3,43
1,71
4,66
2,33
8
1,20
0,60
1,83
0,90
2,40
1,20
3,26
1,63
11
0,87
0,43
1,33
0,67
1,75
0,90
2,36
1,18
16
0,60
0,30
0,92
0,46
1,20
0,60
1,64
0,82
 
L’utilisation des très courtes focales (21, 17 mm et en dessous pour 24x36 et 10, 12 mm pour APS-C), même dans des conditions calmes, oblige souvent à se passer de l’AF, celui-ci conduisant à des flous de MaP invisibles lors de la Prise de Vue. Le grand nombre de capteurs AF, l’angle très large du « caillou » et la vitesse ultrasonique de l’AF font que la petite branche qui entre subrepticement dans le champs quand on compose son image fait instantanément déraper la mise au point, si un capteur se trouve sur sa trajectoire. Sélectionner un seul capteur, et présélectionner sa MaP.
 
Par PierJean Pix
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 20:48
Sélectionner un seul capteur, et présélectionner sa Mise au Point. Ou mieux : passer en manuel et caler sur l'Hyperfocale. 
 
Hyperfocales d’objectifs utilisés en APS-C (14,8x22,2) numérique H = F2 / D x 0,02 
 
F = 10 mm
F = 15 mm
F = 17 mm
F = 20 mm
Diaph.
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
Distance
calée sur :
Net de
l’infini à :
3,5
1,42
0,71
3,21
1,60
4,12
2,64
5,71
2,85
4
1,25
0,62
2,81
1,40
3,61
1,80
5,00
2,50
5,0
1 m
0,5 m
2,25
1,12
2,89
1,44
4,00
2,00
5,6
0,90
0,45
2,00
1,00
2,58
1,29
3,57
1,78
8
0,62
0,31
1,40
0,70
1,80
0,90
2,50
1,25
11
0,45
0,22
1,02
0,51
1,31
0,65
1,82
0,91
16
0,31
0,15
0,70
0,35
0,90
0,45
1,25
0,62
 
            Bien entendu, pour que le diaphragme soit constant, il convient de travailler en exposition Manuelle (M) ou en Automatique à priorité à l'Ouverture (Av = Aperture Value) et exclure l'exposition Automatique à priorité à la Vitesse (Tv = Time Value).
      
« Avec un 10 mm monté sur un boîtier APS-C, à F: 4, MaP sur 1,25 m, on couvre de 0,62 m à l’infini !». En Théorie, et en général, c’est vrai.
En pratique, avec les très courtes focales, c’est toujours vrai … dans la partie centrale de l’image.  Autour de ce cercle de netteté, l’image est floue.
Comment une règle, admise par tous les opticiens, tolère-t-elle des exceptions ?
Simplement parce que la technologie complexe des objectifs modernes gère des compromis, et une caractéristique, qu’on négligeait un peu jusqu’à présent (parce que bien corrigée) apparaît violemment :
C’est la Courbure de Champ.  

ndlr : l'article dans sa forme originale n'ayant pu être intégré au blog, sans doute pour des raisons techniques de longueur, il a dû être coupé en quatre. Le sens n'en est pas changé.
Par PierJean Pix
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 11:02
Le Champ, pour un objectif quelconque, c’est la Zone, le volume de l’espace dans le quel tout objet se déplaçant produira une image nette sur le film ou le capteur (pour une focale, une mise au point et un diaphragme donnés). On peut imaginer le champ comme un « tronc de pyramide » rectangle, dont le sommet serait le centre de l’objectif et la hauteur la profondeur de champ. C’est l’hypothèse qui a présidé à la construction des objectifs d’appareils photos depuis leur invention. Les calculs sont simplifiés et se vérifient pour des focales égales ou supérieures à la diagonale du format du film, soit 48 ou 50 mm pour un 24x36.

Champ-Plan.jpg

Par PierJean Pix
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 11:17
En vérité, le champ est courbe, mais son angle restreint permet ces approximations. Par contre, l’arrivée des courtes focales augmentant l’angle de champ, a nécessité de corriger, optiquement, cette caractéristique. Cette correction, facile pour un 35 mm 24x36, devient difficile pour les très grands angles « rétro-focus », dont la formule optique rejette le plan image très en arrière de sa position normale, pour qu’il coïncide avec le plan film : autant pour un 50 mm, on admet que la distance du film au centre optique est de 50 mm, autant pour un 17 mm, la chose devient impossible : il faut loger le mécanisme du miroir, l’obturateur, la présélection du diaphragme, et ce serait impossible. La formule optique est donc différente et d’autant plus complexe que la « pseudo focale » est courte.

Champ-Courbe.jpg

Par PierJean Pix
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 11:21
 Les sommets de la complexité sont atteints avec les Zooms de très courte focale destinés aux boîtiers numériques à capteurs APS-C. Une « pseudo focale » de 10 mm, angle de champ voisin de 110 °, présente une courbure de champ, même corrigée, très importante. Et les règles, élaborées longuement, sur la profondeur de champs et l’hyperfocale sont toujours valables … mais seulement dans la partie centrale du champ.
Le croquis suivant fait apparaître la zone de Myopie, autour de la zone ronde de netteté.  Toute la difficulté consiste, là, à déplacer, par la bague de mise au point, ce volume de couronne sphérique, propre à l’objectif, pour y faire entrer le PLAN objet « infini ». Et suivant le sujet, on arrive parfois à avoir une « mise au point », repérée sur l’objectif, au-delà de l’infini  pour avoir une image nette sur tout le format. Ces objectifs sont conçus pour outrepasser l’infini, contrairement aux « cailloux » traditionnels.

Courbure-de-champ-2.jpg

Solutions pratiques : Les autofocus à capteurs multiples peuvent résoudre le problème, ou l’envenimer. Une solution, si elle est disponible, serait d’utiliser le programme « Prof de champ » qui fait une corrélation entre tous les capteurs, mais les résultats sont variables.
Une autre pratique, pour ce genre d’objectif, serait de caler la MaP sur l’infini indiqué sur le fût, et utiliser un diaph voisin de F : 8,0 (hyperfocale = 0,62 m) et l’image sera nette de 0,62 m à l’infini vrai. Par ailleurs, le bouton de contrôle de Profondeur de Champ, s’il existe, doit être utilisé : il ferme le diaph à son ouverture présélectionnée et permet (si on possède une bonne vue !) de vérifier dans le viseur que la zone de netteté couvre le sujet… mais avec une focale de 10 mm, tout paraît net !!
           Comme dans d’autres domaines, l’essentiel reste de poser des questions, et de fournir des éléments pour que chacun y apporte sa propre réponse, après des essais personnels.
Par PierJean Pix
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Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 18:17
Lorsque le «petit format» est apparu (film 35 mm, dit «135»), tous les constructeurs ont accepté le nouveau standard 24x36 mm, et ont construit leurs appareils autour. Avec le numérique, chaque constructeur a choisi un format différent, chacun avec de bonnes raisons. Et chez l’un d’eux (Canon), cohabitent 3 formats distincts, ce qui rend délicate la compatibilité des objectifs «EF» (pour tous les EOS) et «EF-S» (pour les EOS numériques petit capteur APS-C seulement). Les baïonnettes sont identiques, à part un ergot sur les «EF-S» qui empêche de les monter sur les boîtiers grand format, mais les «EF» se montent indifféremment sur tous les boîtiers Canon EOS.
Chaque capteur se caractérise par sa Dimension et par sa Définition en Millions de Pixels (Mpix, nombre d’éléments sensibles sur l’ensemble de la surface). Plus le nombre est élevé, plus la définition de l’image est grande. Ce qui amène à définir la Résolution, en nombre de points par unité de longueur : le plus souvent dpi (dots per Inch) en ppp (points par pouce) et en français d’opticien-photographe en «paires de lignes par mm» ou en cycles/mm. Un pouce ou Inch valant 25,4 mm, on établit que, par exemple, 254 dpi = 254 ppp = 254 points pour 25,4 mm = 10 points par mm. Comme il faut au moins 4 points alignés pour en discerner 2 (un blanc, un noir, un blanc, un noir) on introduit la notion de cycles (un blanc, un noir) ou de paires de lignes (une blanche, une noire) par millimètre, qu’on obtient en divisant par 2 le nombre de points de la résolution «anglo-saxo-numérique». L’aptitude d’un système optique à produire une image nette s’appuie sur sa faculté de « passer » un nombre de paires de lignes élevé, avec un contraste entre les lignes noires et les lignes blanches élevé (micro contraste). La culture photographique étant principalement empreinte d’optique, il convient d’homogénéiser les unités pour établir des rapprochements cohérents entre tous les éléments de la chaîne, de l’objet à l’image papier.
 
Les formats de capteurs qui équipent nos boîtiers aujourd’hui sont les suivants :
 
Marques
Boîtiers
Dénomination capteur
Format capteur
Définition du capteur
Résolution capteur
Canon
EOS 5D
Tous EOS 1Ds
Plein Format(x1)
24x36 mm
12,7 Mpix
16,1 Mpix
61 cycles/mm
70 cycles/mm
 
Tous EOS 1D
APS-H
(x1,3)
19,1 x 28,7 mm
8 Mpix
60 cycles/mm
 
 
EOS 400D
APS-C
(x1,62)
14,8 x 22,2 mm
10,1 Mpix
87 cycles/mm
LEICA
M8 & DMR
(x1,33)
18 x 27 mm
10 Mpix
71 cycles/mm
Nikon/ Pentax/
Sony /...
Tous les boîtiers numériques de ces marques
(x1,5)
15,6 x 23,7 mm
10 Mpix
 
82 cycles/mm
Olympus
Boîtiers Olympus et Panasonic
4/3
(x2)
13 x 17,3 mm
10 Mpix
101 cycles/mm
Sigma
Boîtiers SD9, SD10,
Boîtier SD 14
Foveon
(x1,74)
13,8 x 20,7 mm
3,4 Mpix
4,7 Mpix
Tri-couche
Technologie Spéciale
Bridges,
Compacts
Subminiatures
2/3 de pouce
1/1,8 pouce
1/2,7 pouce
6,6 x 8,8 mm
5,32 x 7,18 mm
3,96 x 5,27 mm
 
 
 
Par PierJean Pix
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